Dermatologie esthétique
Comprendre les pathologies cutanées pour mieux les traiter. Hyperpigmentation, rosacée, acné, vieillissement : des articles scientifiques vulgarisés pour les professionnels de l'esthétique.
Les réponses aux questions les plus posées par les professionnels sur les pathologies cutanées et leurs traitements esthétiques adaptés.
On distingue trois types principaux : le mélasma (taches hormonales symétriques sur le visage, traité par LED + peeling + cosméceutiques dépigmentants), les lentigos solaires (taches de vieillesse sur les zones photo-exposées, traités efficacement par laser Q-Switched 532 nm en 1 à 3 séances), et l'hyperpigmentation post-inflammatoire ou PIH (taches suite à l'acné ou un traitement agressif, traitées par LED rouge + infrarouge et niacinamide). La photoprotection SPF 50+ quotidienne est indispensable pour tous les traitements.
Oui, les phénotypes 1 (érythème persistant) et 2 (papules/pustules) peuvent être pris en charge en institut avec la LED thérapie. Le protocole recommandé associe LED rouge (630 nm) et infrarouge (830 nm) : 2 à 3 séances par semaine pendant 4 semaines en phase d'attaque, puis entretien bimensuel. Les études montrent une réduction de l'érythème de 30 à 50 % après 8 séances. Les peelings, microneedling et vapeur faciale sont contre-indiqués sur les peaux rosacéiques.
L'acné se caractérise par des comédons (points noirs), des papules et des pustules, liés à l'hyperséborrhée et à la bactérie Cutibacterium acnes, et touche principalement les adolescents et jeunes adultes. La rosacée se manifeste par un érythème permanent centrofacial, des télangiectasies (petits vaisseaux visibles) et parfois des papules/pustules sans comédons. Les traitements diffèrent : l'acné répond au peeling salicylique + LED bleue, tandis que la rosacée nécessite des soins ultra-doux avec LED rouge/infrarouge uniquement.
Oui, un traitement laser mal adapté peut aggraver l'hyperpigmentation, en particulier chez les phototypes foncés (IV à VI). Le laser Q-Switched est contre-indiqué pour le mélasma car il peut provoquer une hyperpigmentation post-inflammatoire rebond. Pour éviter l'aggravation : toujours commencer par les traitements les moins agressifs (LED, cosméceutiques), augmenter progressivement l'intensité, et imposer une photoprotection SPF 50+ stricte pendant toute la durée du traitement.
Les cosméceutiques les plus efficaces sont les inhibiteurs de la tyrosinase (acide kojique 1-4 %, alpha-arbutine 2 %, vitamine C stabilisée 10-20 %, acide azélaïque 15-20 %) et les accélérateurs du renouvellement cellulaire (rétinol 0,3-1 %, AHA 8-15 %, niacinamide 5-10 %). La photoprotection SPF 50+ à spectre large (UVA/UVB + lumière bleue avec oxyde de fer) est le facteur clé n°1 : sans elle, aucun traitement dépigmentant ne fonctionne.
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